mardi 20 octobre 2009

Si tu pensais un peu à moi ...

Aujourd'hui je vais vous faire un petit article bilan avant de rentrer en France. Enfin je ne rentre que jeudi, mais demain soir c'est OcktoberFest à l'UEA (avant-goût de la vrai à Munich pour l'année prochaine, j'ai pas oublié ;)) et je risque de rentrer tard et fatiguée, donc je pense que l'article sera baclé. Oui je suis prévoyante comme fille.
Donc voilà, je pense qu'un petit bilan s'impose après 14 semaines ici. Devrais-je dire 14 magnifiques semaines ? Peut-être pas, car on risque encore de me le reprocher. Et pourtant ...
Pourtant je suis contente de rentrer pour ces deux semaines. Enfin j'ai peur aussi (mais ça c'est une autre histoire). Je suis dans une période d'acceptation. Je crois qu'il y a trois phases au bonheur. La première, celle où tout est beau et rose, celle où tu veux pas que ça s'arrête. La deuxième (phase d'acceptation) où tu as pris conscience que ça devait s'arrêter, et donc que tu vis chaque moment pour le meilleur de lui-même. Et la troisième, celle où tu prépares l'après, celle où tu deviens nostalgique, celle où tu essayes de te projeter dans l'avenir, mais tu ne peux t'empêcher de penser au passé.
Je sais que ce n'est pas ma vie. Ce n'est qu'une expérience. [C'est un peu comme participer à Secret Story]. Sauf que moi je sais que je serai éliminée au bout de 20 semaines. Comme la si bien dit Tiphaine, c'est si beau parce que c'est éphémère, et on en a conscience. Une expérience qui me marquera à vie. Je ne suis pourtant pas très sentimentaliste habituellement, mais je sais que ça va me manquer. "Ca" ce n'est pas tant la ville que la culture. "Ca" c'est ces gens. Je reviendrai. J'en suis certaine. Peut-être qu'une fois. Peut-être dans 10 ans. Mais il le faudra.
Que serait cette expérience sans my people ? Eux ce sont ceux avec lesquelles je suis partie déjà. Ceux de ma première partie d'expérience. Ceux avec qui j'ai silloné l'Angleterre. Ceux avec qui je passe mes pauses déjeuner. Tiphanie & Loulou. Eux ce sont ceux rencontré après. Tiphaine d'abord. Et puis mes colocs bien sûr (Alex, Sam, Jenny et Gayatherie). Et James aussi (je ne l'ai pas oublié). Eux ils m'ont fait découvrir l'Angleterre sous sa forme culturelle. Avec eux, j'ai appris à aimer ce pays et ces gens sous leur vraie nature. Eux ils m'ont fait progresser linguistiquement. Eux, c'est l'Angleterre. La pure, la dure, la vraie. Eux, c'est les électrons libres qui gravitent autour, sans vraiment interférer dans ma vie (mais ils en font quand même partie quelque part). Eux, c'est Brit, Sneeha, Jowl, Bozena, Micha, Dan, Alfonso, Charlie, Claire, Marie. Eux, c'est les gens du labo. Les plus proches d'abord : Brian, Ben, Luca, Chiara, Josh. Et ceux qui le sont moins : Jaune, Manu, Tim, Santi, la maître de stage de Tiph' (son nom m'échappe) et son fils, Fay, Dan. Et ceux dont je connais même pas le nom et que je vois pourtant tous les jours : la dame très gentille qui nettoye la verrerie et me dit toujours bonjour, la vieille, la grosse, le mec en marcel, Yann et son copain, l'Italienne qui fait peur, le mec qui prend le même bus que moi tous les matins et tous les soirs, le chauffeur sexy, le ptit jeune, la nouvelle de la cantine qui l'est plus, la gentille de la cantine, Chang, le violoncelliste, le mec avec les chemises en papier-peint, le mec qui ressemble à Erwan et qui prend le bus au Roys, le couple qui prend toujours le même bus que moi, un autre mec qui prend toujours le même bus aussi et qui monte à Three Score, le mec qui a son pantalon trop court et ses bretelles, Brice Hortefeux, le mec qui fait peur qui est à la boutique, Jane (elle elle a un nom), Abalo ... Eux, c'est les gens restés en France ou partis à l'autre bout du monde. Eux je ne les citerai pas, parce qu'ils sont nombreux. Eux ils pourront se reconnaître. J'ai vu ceux qui étaient là, malgré tout. Le plus dur, c'est toujours les gens.
C'est d'ailleurs pour ça que je suis contente de rentrer en France aussi. Sauf qu'eux je sais que je ne les perdrai jamais. Alors qu'ici je sais que ça va s'arrêter. Ce n'est pas une préférence quelconque. C'est juste que je dois faire avec.
Malheureusement, rare sont les gens qui peuvent comprendre. C'est une expérience si riche qu'il faut l'avoir vécue pour se rendre compte de l'intensité de ce qu'on peut vivre. Mais heureusement, je sais que je ne suis pas la seule dans ce cas.
Dans deux jours, je retourne dans l'autre monde. Attention, je ne dis en rien qu'il est moins bien. Il est juste autre. Plus réel. Plus habituel. Plus naturel aussi peut-être.
Enfin voilà, c'était le ptit bilan de la 14e semaine.
A très vite pour certains, profitez-bien vous aussi pour les autres. (on aura toujours nos souvenirs pour occuper nos longues heures de cours).
Bisous, bisous

2 commentaires:

  1. snifffffff !!!
    Meme si je pense que tu t'en doutes, je comprends ce que tu ressents, bien que l'ambiance dans ma " maison" soit pas aussi ideale que dans la tienne (pas de chauffage, pas de seche-linge, pas de fenetre, ... ^^)
    See you dans 45 min :P

    RépondreSupprimer